Après les étapes d’El Guettar, de Chenini Gabès, de Sbiba, de Bouarada et de Menzel Abderrahmane, le projet « Tissu Vivant » franchit une nouvelle étape à Sousse en consacrant cette session à la formation des formateurs. Organisée par la Fédération Tunisienne des Ciné-Clubs avec le soutien du Ministère des Affaires culturelles, cette rencontre a réuni des cadres et des animateurs de maisons de culture venus de différentes régions du pays.
Encadrée par la réalisatrice tunisienne Salma Hobbi, cette formation visait à renforcer les compétences des participants dans l’accompagnement de projets documentaires de proximité et à les préparer à transmettre à leur tour ces savoir-faire aux jeunes de leurs régions.
Au cours des ateliers, les participants ont approfondi leur réflexion sur les méthodes d’animation culturelle, les spécificités du cinéma documentaire participatif et les outils permettant d’accompagner des groupes de jeunes dans la réalisation de films documentant la mémoire locale, la vie quotidienne et les transformations sociales de leurs quartiers.
Cette étape a également été marquée par un travail collectif autour du développement du Guide de l’animateur culturel, conçu comme un outil de référence destiné à faciliter la mise en œuvre du projet dans les différentes maisons de culture. Les participants ont en outre présenté les premières versions du film documentaire réalisé durant la formation, mettant en pratique les notions abordées tout au long du parcours.
À travers cette démarche, « Tissu Vivant » affirme une dimension essentielle de son action : non seulement former des jeunes à la création documentaire, mais aussi constituer un réseau de médiateurs culturels capables de transmettre ces compétences, d’accompagner les initiatives locales et de faire vivre durablement le projet dans les territoires.
Le projet poursuit ainsi la construction d’une cartographie cinématographique sensible de la Tunisie, élaborée depuis l’intérieur des régions, à travers les regards de leurs habitants, de leurs jeunes et de celles et ceux qui œuvrent quotidiennement à l’animation culturelle.
Le projet « Tissu Vivant » est soutenu par le Ministère des Affaires culturelles.
Parce que chaque région porte sa propre mémoire… et que chaque mémoire mérite d’être vue, entendue et transmise.